Le numéro figurant dans le carnet de ma mère n’était plus attribué.
Cela aurait pu nous arrêter quelques années plus tôt.
Pas maintenant.
Sophie a trouvé Véronique Lemaire en moins d’une heure.
Elle avait vécu longtemps à l’étranger, puis était revenue en France après la mort de son mari. Depuis trois ans, elle habitait dans une petite ville à moins de deux heures de route.
Soixante-dix-sept ans.
Aucune activité professionnelle récente.
Une adresse.
Un téléphone fixe.
Je l’ai appelée depuis l’appartement de Marianne.
Elle a décroché après six sonneries.
« Oui ? »
Une voix ferme.
Je n’ai pas su comment commencer.
« Madame Lemaire ? »
« Qui la demande ? »
J’ai regardé le rapport ADN posé devant moi.
« Le fils biologique de votre frère. »
Silence.
Long.
Parfait.
Puis :
« Qui vous a donné ce numéro ? »
Aucune surprise.
Aucun « de quoi parlez-vous ? »
Elle savait.
« Claire. »
Sa respiration a changé.
« Claire est morte. »
« Je sais. C’était ma mère. »
Encore un silence.
« Vous avez trouvé la boîte. »
Mon estomac s’est noué.
« Vous saviez qu’elle existait ? »
« Oui. »
« Alors vous savez pourquoi je vous appelle. »
« Je peux le deviner. »
« Je veux vous voir. »
« Non. »
« Ce n’était pas une demande. »
Ma femme m’a lancé un regard.
Je savais que ma voix était trop dure.
Véronique, elle, n’a pas semblé impressionnée.
« Vous ressemblez peut-être davantage à Victor que je ne le pensais. »
J’ai senti la colère monter.
« Ne faites pas ça. »
« Quoi ? »
« Ne parlez pas de lui comme si j’avais une relation avec cet homme. »
Sa voix s’est adoucie.
« Très bien. »
« Je viens aujourd’hui. »
« Non. »
« Pourquoi ? »
« Parce que vous pensez chercher une réponse à votre naissance. En réalité, vous allez ouvrir une histoire qui concerne beaucoup de personnes qui n’ont jamais demandé à la connaître. »
« Vous voulez parler des autres enfants. »
Elle ne répondit pas.
« Combien ? »
Toujours rien.
« Combien d’enfants votre frère a-t-il conçus avec son propre prélèvement ? »
Véronique a murmuré :
« Pas au téléphone. »
« Alors donnez-moi une raison de ne pas venir. »
Elle a expiré.
« Parce que quelqu’un d’autre vient déjà. »
Je me suis figé.
« Qui ? »
« Votre grand-mère. »
Je me suis levé.
Marianne a vu mon visage.
« Quoi ? »
J’ai mis le téléphone sur haut-parleur.
« Quand vous a-t-elle appelée ? » ai-je demandé.
« Il y a vingt minutes. »
Mon père a juré.
Nous avions laissé ma grand-mère seule.
Évidemment qu’elle avait agi.
« Qu’est-ce qu’elle vous a dit ? »
Véronique a hésité.
« Qu’elle voulait récupérer quelque chose qui lui appartenait. »
« Quoi ? »
« Une lettre. »
« De qui ? »
« De Victor. »
Marianne s’est approchée du téléphone.
« Véronique, c’est Marianne. »
Un silence.
Puis la voix a changé.
« Je sais. »
Marianne s’est immobilisée.
« Vous me reconnaissez ? »
« Je n’ai jamais oublié ta voix. »
Marianne avait l’air bouleversée.
« Vous saviez ce qu’il m’avait fait ? »
Véronique ne répondit pas immédiatement.
« Oui. »
Le visage de Marianne s’est fermé.
« Depuis quand ? »
« Presque depuis le début. »
Marianne s’est appuyée contre la table.
Mon père s’est avancé mais elle a levé une main.
« Et vous n’avez rien dit. »
« Non. »
« Pourquoi ? »
La voix de Véronique trembla pour la première fois.
« Parce que c’était mon frère. Parce que j’étais lâche. Parce que je croyais pouvoir arrêter certaines choses sans détruire toutes celles qu’il avait déjà touchées. Choisis la réponse qui te dégoûte le moins. »
Marianne raccrocha.
Pas brutalement.
Elle appuya simplement sur la touche.
Puis elle resta immobile.
Je demandai :
« Tu veux rester ici ? »
Elle secoua la tête.
« Non. Je veux la voir. »
Nous avons appelé Sophie et Julien.
Ils nous ont rejoints sur la route.
Cette fois, nous avons pris deux voitures.
Mon père conduisait la première avec Marianne et moi.
Ma femme était avec Sophie et Julien derrière.
Pendant quarante minutes, personne n’a parlé.
Puis Marianne a dit :
« J’ai travaillé pour Victor pendant six mois. »
Je la regardai.
« Tu l’as déjà dit. »
« Pas tout. »
Mon père serra le volant.
« Qu’est-ce qu’il reste ? »
« Il était… attentif avec moi. Trop attentif. »
Elle regardait la route.
« J’étais jeune. Ma mère venait de mourir. Je n’avais presque personne. Victor m’a aidée à obtenir le poste. Il savait que je connaissais Claire. Il savait beaucoup de choses sur nous. »
« Il savait que Marc était ton père ? »
« Je ne sais pas. Peut-être. »
Elle respira.
« Une fois, après une garde tardive, il m’a demandé si je voulais des enfants. Je lui ai répondu que oui. Il m’a dit que certaines femmes étaient faites pour porter la vie, même lorsqu’elles ne savaient pas encore pour qui. »
J’ai senti un malaise.
« Tu t’en souvenais ? »
« Oui. Mais jusqu’à aujourd’hui, cette phrase n’avait jamais eu ce sens. »
Mon père regardait droit devant.
« Il t’avait choisie avant Claire. »
Marianne ferma les yeux.
« Peut-être. »
« Paul a dit que ma grand-mère semblait déjà vouloir que Marianne porte l’enfant avant que maman lui présente l’idée », dis-je.
Marianne se tourna vers moi.
« Alors peut-être que Victor et ta grand-mère parlaient déjà de moi. »
« Pourquoi ? »
Elle haussa les épaules.
« Je ne sais pas. »
Nous sommes arrivés chez Véronique peu avant midi.
Une petite maison blanche, très propre, entourée d’une haie taillée au cordeau.
Une voiture que je reconnaissais était garée devant.
Celle de ma grand-mère.
Mon père coupa le moteur.
« Elle nous a devancés. »
La porte d’entrée était entrouverte.
Je suis sorti.
Mon père m’a saisi le bras.
« Doucement. »
« Je ne vais pas casser la porte. »
« Je ne parle pas de la porte. »
Je compris.
Je hochai la tête.
Nous avons frappé.
Personne ne répondit.
Puis nous avons entendu des voix.
Deux femmes se disputaient.
Ma grand-mère.
Véronique.
J’ai poussé la porte.
Elles étaient dans le salon.
Ma grand-mère tenait une enveloppe.
Véronique essayait de la lui reprendre.
Elles se sont figées en nous voyant.
« Donne-la-moi », ai-je dit.
Ma grand-mère serra l’enveloppe contre elle.
« Ça ne te concerne pas. »
Je n’ai même pas ressenti de colère.
Seulement une immense lassitude.
« Tout ce que tu as appelé “ça ne te concerne pas” depuis hier finit toujours par concerner directement ma naissance. Donne-la-moi. »
Véronique recula.
« Elle est adressée à votre grand-mère. »
« Alors qu’elle la lise devant nous. »
Ma grand-mère secoua la tête.
« Non. »
Mon père entra.
« Pourquoi ? »
Elle le regarda.
« Parce que certaines vérités ne réparent rien. »
Il répondit :
« Et certains mensonges détruisent tout de toute façon. »
Elle baissa les yeux.
Puis elle me tendit l’enveloppe.
Je la lui rendis immédiatement.
« C’est ton courrier. Lis-le. »
Elle semblait surprise.
« À voix haute. »
Ses doigts tremblaient en ouvrant la feuille.
L’écriture était celle de Victor Lemaire.
La lettre datait de cinq mois avant sa mort.
Ma grand-mère lut les premières lignes à voix basse.
Puis elle s’arrêta.
« Plus fort », dis-je.
Elle reprit.
Victor écrivait qu’il ne pouvait plus porter seul la responsabilité de ce qu’ils avaient fait.
Le mot « ils » a changé immédiatement l’atmosphère.
Ma grand-mère secoua la tête.
« Il ment. »
Véronique la regarda.
« Continue. »
Victor racontait que ma grand-mère était venue le voir avant la procédure de Marianne.
Elle lui avait demandé de s’assurer que le prélèvement de mon père ne soit pas utilisé.
Cela, nous le savions.
Mais la phrase suivante était nouvelle.
Elle lui avait proposé de l’argent.
Mon père ferma les yeux.
Ma grand-mère protesta.
« C’était pour les frais de la clinique. »
Véronique eut un rire froid.
« Continue. »
Victor écrivait qu’il avait refusé l’argent.
Mais qu’il avait accepté de modifier la procédure pour une autre raison.
Parce qu’il voulait un enfant biologique.
Je me suis senti devenir froid.
Marianne s’assit.
Victor expliquait qu’il était stérile au sens conjugal du terme non parce qu’il ne produisait pas de gamètes viables, mais parce que sa femme ne pouvait pas mener de grossesse.
Il avait toujours voulu des enfants.
Il avait commencé par se convaincre qu’utiliser son propre prélèvement dans certains cas permettrait de « corriger » les difficultés des familles qu’il traitait.
Je murmurai :
« Il s’est raconté qu’il aidait les gens. »
Véronique répondit :
« C’est exactement ce qu’il se racontait. »
La lettre précisait que ma grand-mère n’avait pas demandé qu’il utilise son propre prélèvement.
Elle avait seulement exigé que celui de mon père soit écarté.
Victor avait décidé du reste seul.
Ma grand-mère releva la tête.
« Je ne savais pas. »
Cette fois, je la crus.
Pas parce que j’avais confiance en elle.
Parce que la honte sur son visage était différente.
Elle avait voulu contrôler une naissance.
Mais quelqu’un d’autre avait pris le contrôle au-delà même de ce qu’elle imaginait.
La lettre continuait.
Victor reconnaissait avoir utilisé son prélèvement dans plusieurs procédures.
Pas une fois.
Pas deux.
Il mentionnait « au moins onze grossesses confirmées ».
Marianne porta une main à sa bouche.
Mon père murmura :
« Onze ? »
Véronique ferma les yeux.
« Il y en avait davantage. »
Je me tournai vers elle.
« Combien ? »
« Je ne sais pas avec certitude. »
« Vous avez une liste. »
Elle ne répondit pas.
« Ma mère l’écrivait. »
Véronique me regarda longuement.
« Oui. »
Elle se dirigea vers un meuble fermé à clé.
Elle l’ouvrit.
En sortit un classeur gris.
Elle le posa devant moi.
« J’ai essayé de reconstruire les dossiers après sa mort. »
Il contenait des noms de patientes.
Des années.
Des numéros.
Certaines lignes étaient marquées en rouge.
« Rouge signifie quoi ? »
« Paternité de Victor confirmée ou hautement probable. »
Je parcourus la page.
Treize noms.
« Treize. »
« Ceux que j’ai pu identifier. »
« Et combien n’ont pas été vérifiés ? »
« Sept autres. »
Je relevai la tête.
« Donc jusqu’à vingt enfants. »
« Peut-être. »
Marianne semblait avoir du mal à respirer.
« Tous savent ? »
Véronique secoua la tête.
« Quatre seulement. »
« Pourquoi seulement quatre ? »
« Parce que certains parents sont morts. Certaines familles ont refusé d’entendre. Certains enfants ignorent même avoir été conçus médicalement. »
Je regardai les noms.
Le mien n’y figurait pas.
« Pourquoi je ne suis pas sur la liste ? »
Véronique se figea.
« Parce que ton cas n’est pas identique. »
Mon cœur accéléra.
« Le test dit pourtant qu’il était mon père biologique. »
« Oui. »
« Alors quoi ? »
Elle s’assit.
« Pour les autres, Victor avait remplacé le prélèvement dans le laboratoire. »
« Et pour moi ? »
« Il n’en avait pas besoin. »
Marianne releva brusquement la tête.
Véronique la regarda.
« Ton ovocyte n’était pas celui prévu non plus. »
Personne ne bougea.
Je crus avoir mal entendu.
« Quoi ? »
Véronique prit une respiration lente.
« La procédure devait utiliser le matériel génétique de Claire et de son mari, puis l’embryon devait être porté par Marianne. »
Je connaissais cette version.
« Oui. »
« Mais Claire n’était pas la mère génétique. »
Je fixais Véronique.
Marianne aussi.
« Alors qui ? »
Véronique eut les yeux brillants.
« Marianne. »
La pièce sembla perdre tout son son.
Je tournai lentement la tête vers elle.
« Marianne est aussi ma mère biologique au sens génétique ? »
Véronique acquiesça.
« Oui. »
Marianne se leva d’un coup.
« C’est impossible. On m’avait fait un prélèvement hormonal uniquement pour vérifier… »
Elle s’arrêta.
Son visage changea.
Un souvenir.
« Il m’avait fait subir une ponction. »
Véronique ferma les yeux.
« Oui. »
Marianne porta ses deux mains à son visage.
« Il m’avait dit que c’était nécessaire à l’évaluation de ma fertilité avant le protocole. »
« Il a conservé les ovocytes. »
Je sentis ma poitrine se serrer.
Ma mère Claire n’avait donc aucun lien génétique direct avec moi.
Elle m’avait élevé.
Elle m’avait aimé.
Elle avait été ma mère dans chaque geste.
Mais biologiquement, j’étais l’enfant de Marianne et de Victor Lemaire.
Marianne pleurait.
Mon père s’approcha d’elle sans savoir s’il devait la toucher.
Elle le laissa poser une main sur son épaule.
Je regardai Véronique.
« Ma mère savait ? »
Elle baissa les yeux.
« Claire l’a découvert peu avant sa mort. »
« Elle a fait un test ? »
« Oui. Elle avait comparé son ADN au tien. »
Je pensai aux rapports dans la boîte.
Nous n’avions trouvé aucune comparaison directe entre elle et moi.
« Où est ce résultat ? »
Véronique se tourna vers ma grand-mère.
Ma grand-mère pâlit.
« Non. »
Je compris.
« Tu l’as pris. »
Elle répondit :
« Claire me l’avait donné. »
« Pourquoi ? »
« Parce qu’elle ne voulait pas que tu le voies sans contexte. »
« Où est-il ? »
Elle regarda son sac.
Je tendis la main.
Après quelques secondes, elle sortit une enveloppe pliée.
À l’intérieur se trouvait le rapport.
Compatibilité mère-enfant exclue entre Claire et moi.
Puis une seconde comparaison.
Marianne et moi.
Compatibilité mère-enfant confirmée.
J’ai laissé la feuille sur la table.
Je ne savais pas ce que je ressentais.
Ce n’était pas du chagrin pour Claire.
Rien ne pouvait retirer les années où elle avait été ma mère.
Mais mon histoire corporelle venait encore de changer.
Marianne me regardait comme si elle n’osait plus respirer.
« Je t’ai donné naissance », dit-elle. « Mais je ne savais même pas que tu étais génétiquement mon fils. »
Je hochai lentement la tête.
Puis quelque chose me revint.
« La liste. »
Véronique me regarda.
« Quoi ? »
« Si Victor utilisait son propre prélèvement avec différentes patientes, ces enfants sont mes demi-frères et demi-sœurs. »
« Oui. »
« Mais si certains ovocytes ont également été substitués… »
Véronique ferma les yeux.
« C’est la partie que je n’ai jamais réussi à reconstruire. »
Un froid me traversa.
« Combien ? »
« Je ne sais pas. »
« Vous avez dit que mon cas était différent. Donc vous saviez. »
« Pour ton dossier, oui. Victor avait laissé une note. »
« Laquelle ? »
Elle sortit une photocopie.
Quelques mots manuscrits :
M. viable. C. non utilisé. V.L. confirmé.
Marianne.
Claire.
Victor Lemaire.
Tout était réduit à des initiales.
Une vie entière décidée en quatre mots.
Je regardai Véronique.
« Pourquoi avez-vous gardé tout ça ? »
Elle resta silencieuse.
Puis elle répondit :
« Parce qu’après sa mort, j’ai découvert qu’un des enfants était venu le confronter. »
« Qui ? »
« Un jeune homme de vingt-quatre ans. »
« Son nom ? »
Elle hésita.
« Thomas. »
« Et ? »
« Il voulait rendre l’affaire publique. »
« Qu’est-ce qui s’est passé ? »
Véronique serra ses mains.
« Il est mort trois semaines plus tard. »
Personne ne parla.
Je sentis immédiatement le danger d’une conclusion trop rapide.
« Comment ? »
« Accident de moto. »
« Vous pensez que Victor l’a fait tuer ? »
« Je ne sais pas. Je n’ai aucune preuve. »
La même prudence que Paul.
J’appréciais presque cette phrase désormais.
Véronique ouvrit le classeur à une autre page.
« Mais après la mort de Thomas, Victor a commencé à paniquer. Il voulait détruire les dossiers. Étienne, lui, avait commencé à poser des questions. Claire aussi. »
Mon père murmura :
« Puis Victor est mort. Étienne aussi. »
Véronique acquiesça.
« Et Claire est tombée malade. »
Marianne la regarda.
« Vous êtes en train de suggérer que… »
« Non. »
Véronique secoua fermement la tête.
« La maladie de Claire n’avait rien à voir. Ne mélangeons pas les faits et les peurs. »
Je la regardai.
« Et Victor ? Accident de voiture ? »
« Officiellement. »
« Étienne ? »
« Officiellement aussi. »
« Vous pensez que quelqu’un les a provoqués ? »
Elle hésita.
« Je pense que quelqu’un avait intérêt à ce que l’histoire reste enterrée. »
« Qui ? »
Véronique regarda ma grand-mère.
Puis mon père.
Puis Marianne.
Enfin moi.
« Pas une seule personne. »
Elle referma le classeur.
« Plusieurs familles savaient assez de choses pour avoir peur. »
Je sentis une nouvelle fatigue.
« Vous avez un nom concret ? »
« Oui. »
Je me redressai.
« Lequel ? »
« Celui de la personne qui a fouillé chez Sophie cette nuit. »
Je me figeai.
« Comment savez-vous qu’on a fouillé chez elle ? »
Véronique réalisa immédiatement son erreur.
Elle détourna les yeux.
Je me levai.
« Vous n’étiez pas censée savoir. »
Personne ne bougea.
« Qui vous l’a dit ? »
Véronique resta silencieuse.
Puis elle murmura :
« La personne qui m’a appelée juste après. »
« Qui ? »
Elle regarda la fenêtre.
« Un autre enfant de Victor. »
Mon estomac se noua.
« Son nom. »
« Antoine. »
« Antoine quoi ? »
Elle me regarda.
« Antoine Renard. »
Je fronçai les sourcils.
Puis je compris.
« Renard ? »
Paul.
Véronique acquiesça.
« Antoine est le fils de Paul. »
Cliquez ici pour continuer la lecture : PARTIE 11 : Le fils de Paul Renard connaissait l’identité des enfants de Lemaire et semblait prêt à tout pour empêcher la vérité de sortir
Au milieu de ma nuit de noces, une silhouette inconnue a traversé notre maison et s’est arrêtée devant la porte de mon père
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